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PHOTO ANIMALIERE : La poulinière

Les chevaux s’approchent

Les chevaux s’approchent quand on se couche dans l’herbe, quand on confie au sol le soin de nous déplier. Ils sont curieux de nos songes et de notre dépendance, intrigués par ces rives nous tirant vers l’exil. Ils paissent non loin du cœur intermittent prenant garde d’y préserver le halo du ciel […] Ils soufflent et l’âme s’écarte comme une praire, ils soufflent et l’âge des arbres se mêle à l’âge des enfants. La page à peine tournée ils se sont éloignés du vent, comme happés par le reflux de la vie engorgée, comme hélés par d’autres plaintes telluriques. Les chevaux nous ont laissés au bord du lit défait, et nous peinons à revêtir la chemise du jour, et nous hésitons à reconnaître aux lignes de nos paumes, la trace des racines amoureusement broutées

d’après un Extrait de “Les Belles Choses” – Paul Dirmeikis - Editions de L’Eveilleur (2014)

 

 

PORTRAIT CORPORATE : Entrepreneurs et artisans

Ce jour là, j’avais rendez vous à Auch le temps d’une journée pour photographier une vingtaine d’entrepreneurs et artisans de la région Gersoise. Il s’agissait de leur offrir un portrait d’eux qu’ils puissent utiliser, pour leur communication personnelle sur leurs sites, ou sur les réseaux sociaux par exemple, mais aussi pour une publication dans un livret regroupant ces acteurs de la vie économique de la région. Chaque portrait a été un moment de rencontre avec des gens investis et formidables, avec de beaux métiers, de belles passions, des savoir-faire qu’ils chérissent. C’est toute la sincérité de ces instants partagés que je retrouve dans chacune de ces images.

 

 

 

PHOTOS D’EXTERIEUR : Pastorale en demi-teintes

La neige est un poème. Un poème qui tombe des nuages en flocons blancs et légers. Ce poème vient de la bouche du ciel, de la main de Dieu. Il porte un nom. Un nom d'une blancheur éclatante. Neige. […] La neige possède cinq caractéristiques principales. Elle est blanche. C’est donc une poésie. Une poésie d’une grande pureté. Elle fige la nature et la protège. C’est donc une peinture. La plus délicate peinture de l’hiver. Elle se transforme continuellement. C’est donc une calligraphie. Il y a dix mille manières d’écrire le mot neige. Elle est une surface glissante. C’est donc une danse. Sur la neige tout homme peut se croire funambule. Elle se change en eau. C’est donc une musique. Au printemps, elle change les rivières et les torrents en symphonies de notes blanches.

Extraits de “Neige” de Maxence Fermine

 

 

MODE : En coulisses - Défilés PAP Hommes Mihara Yasuhiro créateur japonais

"L'apparence est un rideau derrière lequel on peut faire tout ce que l'on veut, mais qu'il est essentiel de tirer."

Aurélien Scholl

http://www.miharayasuhiro.jp

 

 

PHOTOS D'INTERIEUR : L'Hôtel Particulier Montmartre

Situé dans le dernier lieu du Maquis Montmartrois, entre l'avenue Junot et la rue Lepic, proche du célèbre "Rocher de la Sorcière", cette belle demeure d’époque directoire s’est transformée depuis quelques années en un hôtel de charme. Dans cet endroit où la nature côtoie l'élégance, le charme bucolique des lieux vous enchantera. Chacune des cinq suites est unique. Spacieuses, elles possèdent toutes des atmosphères très différentes, du cossu à l'épuré, et ont été décorées grâce au concours d'artistes… Philippe Mayaux, Villemouth, Philippe Ramette, Mats Haglund… Les tableaux de Robert Combas, des papiers peints comme un jardin suspendu réalisés à partir d'une photo de Martine Aballéa, une installation de Pierre Fichefeux permettant de déposer un message pour les inconnus qui suivront, ou encore, ces photos aux longs cheveux de Natacha Lesueur dans l'incroyable suite mansardée du dernier étage, et le reste n'est que feutre ou velours. Sans doute l’une des adresses les plus secrètes et les plus charmantes de la capitale. Une véritable maison de campagne en ville qui vous transportera hors du temps le moment d’un verre, d’un diner ou d’un séjour…

http://hotel-particulier-montmartre.com

http://www.urbanpartner.net/hotel_particulier_montmartre.html

http://www.matshaglund.com/interior/

 

 

 

PORTRAIT : Camille

Camille est une bien jolie fille, le regard pétillant et le sourire contagieux ! Mais pas que, intelligente et drôle, Camille est aussi généreuse et courageuse. C’est avec des personnes âgées qu’elle partage toutes ses qualités, un beau métier que le sien même s’il peut être dur, ou triste, et parfois les deux à la fois. Mais rien ne décourage notre vaillante et pimpante jeune femme, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, tous les jours elle s’en va vers eux leur apporter un peu plus que de l’aide et du soutien, elle leur apporte tout son être, ça leur fait du bien et ils le disent : “ Camille, je vous apprécie parce que vous riez tout l'temps, avec vous j'ai l'impression d'avoir 20 ans ! ” Stella, 90 Printemps.

 

 

 

PORTRAIT CORPORATE : membres du conseil d'administration de l'AVF Tarbes (Accueil des Villes Françaises)

C’est avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai abordé cette prise de vue, ma mission, un peu moins d’une après-midi pour photographier 13 des membres présents du conseil d’administration de l’AVF Tarbes. Et quel bonheur que de faire le portrait de ces hommes et ces femmes, toutes ces personnalités animées d’une même générosité, et plus radieuses les unes que les autres. C’est un véritable échange que de pouvoir travailler avec êtres ravis d’être là, de jouer le jeu, et de savoir qu’ils allaient être l’objet de toutes mes attentions le temps de quelques photos au moins, pour au final recevoir et partager une image d’eux qui leur ressemble tant dans leurs traits que dans leurs jolies humeurs.

http://avf.asso.fr/fr/tarbes

 

 

PORTRAIT :  Régis-R Prince of Plastic

A la frontière du design et de l’art contemporain, Régis-R concentre son art sur la mise en valeur du déchet tout en interrogeant, au travers d’installations, parfois gigantesques, les maux et les déviances de nos comportements éventuels. A l’heure où le déchet s’impose comme un problème de civilisation majeur, son travail naît au coeur d’une profonde conscience écologique et d’une volonté de donner à voir le déchet autrement. Si Régis-R insiste volontiers sur nos maladresses et nos pulsions les plus dionysiaques, il s’agit premièrement d’entretenir un rapport privilégié avec le rebut. Véritable moteur d’une attitude et d’une démarche artistique, le déchet devient matière première de l’oeuvre.

http://www.princeofplastic.com

 

 

REPORTAGE : Grosses mécaniques et petites pépées

Il y a des jours comme ça où vous avez l’impression de vous balader à travers le temps et l’espace ! C’était au mois de Juillet, il faisait beau, et le stade du village, ce week end là n’était pas le théâtre d’un bon vieux match de Rugby, non, ce week end là c’était le Freestylcustom de Lourdes qui était l’invité des pelouses ! Combien de reines de la route étaient réunies, difficile à dire, mais une chose est sûre, elles étaient toutes plus belles les unes que les autres, il y en avait pour tous les goûts, comme si ici, à Adé dans les Hautes Pyrénées, s’étaient croisées la fameuse Nationale 7 et la non moins mythique route 66 ! De la Chevrolet à la Polo, de la Bel air à l’Austin Mini, de la Pontiac à la Coccinelle de Volkswagen, la liste est bien plus longue, mais toutes celles qui ont fait que des voitures deviennent légendes et autres invitations au voyage, étaient présentes à briller au soleil. Et puis il y avait les Hots Rods, aux moteurs rutilants, ces engins dont la mécanique n’a rien à envier à la carrosserie… Enfin les 2 roues pas loin, exhibaient tout aussi fièrement pour les Harleys, qu’humblement pour les mobylettes, leurs jolis cylindres ! Une balade dans le temps et l’espace de bout en bout, jusque dans la diversité des gens réunis pour l’évènement. Les passionnés vêtus selon l’époque de leur voiture, des motards aux blousons arborant couleurs et patchs de leurs clubs, les jolies filles aux coiffures raffinées des années 50, ces belles petites pépées à vous ravir les yeux, tous et chacun ensemble nous ont offert ce week end de Juillet le bonheur simple de partager l’amour des jolies choses.

 

 

 

REPORTAGE : Fast and not furious

Qu’elle est contagieuse cette énergie qui se répand dans l’air quand les pilotes se réunissent et se mesurent autant qu’ils mesurent leurs précieux véhicules ! Et c’est bien plus que des véhicules, il s’agit là d’objets de collection pour certains, de machines de guerre pour d’autres, et de fusées presque aussi. Qu’importe les chevaux sous le capot, ces bijoux là, préparés, révisés, gonflés, choyés, quand ils entrent en scène, c’est le bruit et c’est l’odeur, qui vous attrapent les sens, et vous embarquent avec eux dans la course, dans un slalom aux courbes toutes plus audacieuses les unes que les autres. Quelle habileté, quelle précision il leur faut à ces pilotes pour finir le tracé dans les meilleurs temps, tous finalement, quelles que soient leurs voitures, n’ont qu’un seul moteur, et c’est celui de la passion !

 

 

MODE : Blondie… le Dimanche

"Je connais une fille d'une rue isolée, froide comme la glace mais aussi douce.
Restée là toute la semaine à toujours attendre, elle a le blues
Elle ne peut pas s'intégrer au monde du travail, mais le week-end, elle se sent fière
Elle vit dans des rêves, sunday girl..."

Sunday Girl - Blondie - Deborah Harry & Chris Stein

https://www.youtube.com/Blondie/Sunday_Girl

 

 

 

PHOTOS D’EXTERIEUR : Gavarnie

L'arrivée à Gavarnie est un émerveillement. Du village même, ou mieux encore de l'hôtel du cirque, le regard jouit d'une des plus splendides visions que puisse offrir la nature et à laquelle vient s'ajouter, par temps couvert, lorsqu'au dessus du cirque est tendu le vélum gris des nuages, une indicible impression d'écrasement et de vertige."

Guide Michelin - 1935

 

 

MODE : Casque d'or pour Noot bijoux par Tania Petit

« Casque d'or » est une tragédie Belle Epoque à la beauté mélancolique. L'histoire d'un amour impossible, marqué par le destin. Les apaches de la bande à Leca, des voyous qui hantent le quartier de Belleville, ont investi avec leurs femmes une guinguette du bord de Marne. Marie, surnommée Casque d'Or en raison de son étincelante chevelure, s'est fâchée avec son amant du moment. Surgit alors Raymond, accompagné de son ami d'enfance, Manda, un ancien apache reconverti en charpentier sérieux et convaincu. Entre la belle et le charpentier, le coup de foudre est immédiat. Une passion destructrice, sur fond de rivalité au sein du gang, unit les deux amants…"

http://www.noot.fr

 

 

 

REPORTAGE - FICTION : Un film noir

Bien qu'il s'agisse d'un genre typiquement américain, le terme film noir est né sous la plume d'un critique de films français, Nino Franck, par assimilation à la Série Noire, une collection de romans de détective. Le film noir met généralement en scène un personnage emprisonné dans des situations qui ne sont pas de son fait et acculé à des décisions désespérées. Le meurtre ou le crime, l'infidélité, la trahison, la jalousie et le fatalisme sont des thèmes privilégiés. Le film noir est pessimiste par essence. L'archétype du protagoniste du film noir est un détective privé de second ordre, cynique et blasé, embauché pour une enquête dont les véritables implications lui sont cachées par son commanditaire. Son enquête l'amène le plus souvent à rencontrer une femme fatale qui le manipule par avidité, causant ainsi leur perte.

En hommage à WEEGEE
http://issuu.com/Le_Chateau_d_Eau/Weegee_doc_pedago/

 

 

 

REPORTAGE : Prix de l’Arc de Triomphe

Le premier week end d’automne, à l’hippodrome de Longchamp, se joue prix de l’Arc de Triomphe, autrement dit le rendez-vous des meilleurs pur-sangs du monde pour une course prestigieuse, celle qu’on appelle aussi la reine des courses. On y voit les plus beaux et plus puissants chevaux réunis, mais pas que, une foule bigarrée, endimanchée des pieds à la tête s’y bouscule, distinguée, du moins au début de la première journée… Certes se trouvent là les entraineurs, les éleveurs et les propriétaires de ces champions qui vont galoper sur la mythique pelouse, il y a aussi plus de 600 journalistes, et 50 000 spectateurs où se mêlent public familial et “grands de ce monde” toutes générations confondues ! Ceux là, plus passionnés et enthousiastes les uns que les autres, rivalisent d’élégance, ont revêtu costumes et tailleurs de marque, leurs plus beaux atours, souliers cirés, couvre-chefs, tout est tenue d’apparat. Les Anglais, Ecossais, Irlandais, représentent une population incontournable dans ce cortège de beau monde. D’abord parce qu’on les reconnaît de loin, tant par les chapeaux si ce n’est extravagants du moins remarquables de ces dames, que par les kilts de ces messieurs, sans oublier les gardes britanniques et leurs immenses chapeaux en fourrure d’ours ! Mais, le Prix de l’Arc de Triomphe ce n’est pas qu’un week end de courses, c’est aussi un week end où l’on se rencontre, on se retrouve d’une année sur l’autre et on y on festoie ! Tout est prévu, boutiques, restaurants, brasseries, bars, buvettes, Il n’y a pas d’heure pour l’apéro à Longchamp, ou plutôt cette heure là est extensible à souhait, l’apéro du déjeuner se poursuit l’après midi, on peut y trinquer au champagne, au bon vin ou à la bière pour chaque course et ce, jusqu’à l’apéro du soir… C’est ainsi, progressivement, que l’on découvre que toute cette illustre assemblée qui paraissait si guindée et inaccessible se départit de “l’étiquette”  au fur et à mesure que l’heure avance, et que tout ces gens peuvent se montrer abordables, sociables, accueillants, aimables et même drôles… Aux courses, à la buvette, les barrières sociales tombent le temps de quelques galops et c’est bien agréable que de vivre ça au moins une fois dans sa vie !

http://www.prixarcdetriomphe.com

 

 

REPORTAGE : La cour des miracles

"Pour y venir, il se faut souvent égarer dans de petites rues vilaines et détournées, pour y entrer, il faut descendre une assez longue pente. Là, on se nourrissait de brigandage, on s’engraissait dans l’oisiveté, dans la gourmandise, et dans toutes sortes de vices et de crimes. Là, sans aucun soin de l’avenir, chacun jouissait à son aise du présent, et mangeait le soir avec plaisir ce qu’avec bien de la peine et souvent avec bien des coups il avait gagné pendant le jour, et c’était une des lois fondamentales de la Cour des Miracles, de ne rien garder pour le lendemain. Chacun y vivait dans une grande licence, personne n’y avait ni foi ni loi. Jusque là aussi nul œil profane n’avait pénétré dans ces retraites redoutées, le mendiant était certain d’y échapper à toute surveillance, là il était avec les siens, seulement avec les siens, et il s’y dépouillait sans crainte du masque imposteur qu’il avait porté toute la journée pour tromper les passants. Là, une fois entré, le boiteux marchait droit, le paralytique dansait, l’aveugle voyait, le sourd entendait, les vieillards même étaient rajeunis. C’est à ces subites et nombreuses métamorphoses de chaque jour que ces cours devaient leur nom. Qui n’eût, en effet, cru aux miracles, à la vue de tant de merveilleux changements ? Ces mêmes hommes, si accablés de souffrances et de maux, qu’on voit le soir regagner leur gîte à grand peine, ces misérables, toutes ces ombres humaines qui se glissent au dehors silencieuses et tristes comme la mort, tous ces êtres qui semblent accablés par l’âge, par les maladies et par la faim, à peine ont touché le seuil de ce monde si nouveau, que, frappés soudain par la baguette d’un enchanteur, ils en reçoivent une vie nouvelle."

d’après Sauval vers 1660

 

 

 

PHOTOS D'INTERIEUR : La Robe et le Palais - Restaurant à vins - Paris 75001

Décoration et architecture d’intérieur, créations originales de Pierre Ferrari.

http://pierreferrari.tumblr.com

http://www.robe-et-palais.com

 

 

PHOTOS D’EXTERIEUR : Lourdes

Ce matin, il pleut comme il pleut dans ce pays, c’est à dire à seaux; et, assis près de la fenêtre du cottage que j’habite sur la hauteur de la route de Pau, je regarde le panorama de Lourdes au travers de mes vitres qui pleurent. […] Quant aux cônes dont les têtes sont éternellement blanchies par les neiges, ils ont complètement disparu dans la brume; […] à gauche, un pont enjambe la rivière et relie au nouveau Lourdes dont j’aperçois les maisons, la vieille ville que domine un antique donjon qui paraît fabriqué pour un décor d’Opéra. […] En attendant l’assaut annoncé des foules, le charme de ce Lourdes intime, sans bousculade et sans vacarme, agit; l’on savoure la douceur d’une ville rendue complaisante par ses instincts de lucre, et un côté de fraternité vous vient pour tous ces gens qui pensent comme vous, qui sont, comme vous, à l’affut des bienfaits de la Vierge. […] L’on tourne, du matin au soir, sur la même piste, ne voyant, où qu’on aille, en sus de visages ressassés, que des statuts de vierges en plâtre, les yeux au ciel, vêtues de blanc et ceinturées de bleu; pas une boutique où il n’y ait des médailles, des cierges, des chapelets, des scapulaires, des brochures racontant des miracles; le vieux et le nouveau Lourdes en regorgent; les hôtels même en vendent, et cela s’étend de rues en rues, […] et tous ces objets s’améliorent, enflent, grandissent à mesure que l’on se rapproche de la nouvelle ville; […] 

extraits de “Les foules de Lourdes”  - Joris-Karl Huysmans

 

 

NATURE MORTE : Sur la peau pour Noot bijoux par Tania Petit

"Il l'aperçut exquise d'élégance et de beauté, bijou de chair humaine, coquette et parée pour des regards d'hommes "

Notre Coeur - Guy de Maupassant

http://www.noot.fr

 

 

 

REPORTAGE : File la laine

Regarder faire, pour ne pas oublier, pour apprendre et puis faire… et se souvenir ! Il n’y a peut être plus que nos mères et nos grands mères, dont les mains connaissent encore l’ouvrage, habiles et sures, à dérouler ce fil de laine pour le nouer savamment le long des aiguilles. Lui se fera écharpe, pull, mitaine, c’est selon… Et vient le moment de porter sur soi ce savoir faire, ce fait-main au goût d’unique, au delà du fil et de la laine. Unique par ces gestes répétés à l’envie, une maille à l’endroit, une maille à l’envers, et tout ce temps qu’elles passent à nous le confectionner, toutes ses attentions qu’elles y mettent, tous ces souvenirs qui se promènent dans leurs têtes pendant que leurs mains travaillent, ce coeur à l’ouvrage qui occupe leurs pensées quand elles tricotent pour nous… C’est bien plus qu’une écharpe, un pull ou des mitaines qu’elles nous offrent, c’est beaucoup d’elles mêmes, c’est un lien, vivant, qui transmet, qui nous unit, c’est un fil d’Ariane, celui de nos familles, qui passe de nos grands mères à nos mères puis à nous… mais pour combien de temps, pour combien de générations, encore ?

 

 

 

REPORTAGE : Anjuna bijoux

Il y a des artisans, ou des habiles, dont l'esprit est aussi vaste que l'art et la science qu'ils professent. Ils lui rendent avec avantage, par le génie et par l'invention, ce qu'ils tiennent d'elle et de ses principes. Ils sortent de l'art pour l'ennoblir, s'écartent des règles si elles ne les conduisent pas au grand et au sublime. Ils marchent seuls et sans compagnie, mais ils vont fort haut et pénètrent fort loin, toujours sûrs et confirmés par le succès des avantages que l'on tire quelquefois de l'irrégularité.

Les Caractères - Jean de La Bruyère 

ANJUNA, bijoux.

Après 5 années d’études à l’école Boulle de 1988 à 1993, Anjuna travaille pendant 7 ans dans différentes sociétés de bijoux fantaisie et haute-couture. Elle apprend alors les techniques de fabrication et se forge une maîtrise parfaite du métier. Passionnée par l’univers du Hip Hop émergent en France, Anjuna se spécialise dans la réalisation de bijoux véhiculant les valeurs propre au milieu. Ce style est à l’époque encore méconnu en France et en Europe, mais déjà largement en vogue aux Etats-Unis. Anjuna développe alors son savoir faire unique et précurseur. En 1996 elle dépose sa première collection de bijoux Hip Hop dans le magasin Ticaret, alors premier shop Hip Hop à Paris. Le succès est immédiat. En janvier 1999, elle crée sa marque Anjuna Bijoux, et en 2001 sa boutique ouvre ses portes à Paris dans le 11ème arrondissement. Les bijoux faits chez Anjuna sont entièrement réalisés à la main, donc un choix de lettrage très varié. C’est un peu comme chez un tatoueur, le client vient avec son idée, dessin, logo. En métal précieux, chaque bijou est une pièce unique et correspond à l’attente, au désir, du client. “Mes clients ne veulent surtout pas de standard, ils veulent se démarquer. Mes inspirations sont : l'amour de la « lettre », l’énergie qui s’en dégage, la calligraphie, le graffiti, l’Orient, l’Asie, l’architecture..” Anjuna travaille pour des particuliers, mais aussi pour de grandes marques ou artistes (Lagerfeld, Adidas, MTV, Celio, Madonna, etc.).

http://www.anjunabijoux.com

https://instagram.com/anjunabijoux/

https://www.facebook.com/pages/ANJUNA-BIJOUX/

 

 

NATURE MORTE : Fondu Enchaîné pour Noot bijoux par Tania Petit

Tania Petit se rêvait voyageuse, architecte ou écrivain. Elle réunit ses envies d'ailleurs, sa sensibilité pour créer une joaillerie intemporelle à l’esthétique minimaliste ou foisonnante. De l’accumulation à l’épure, “Noot" a été créé pour faire de la sculpture « portative », de la poésie sans mots, l'émotion comme matériau. C’est en écho à ces horizons lointains, que ces pièces uniques d’or, d’argent ou de vermeille, nées une à une de ses mains, se fondent au coeur de toutes ses inspirations, et se révèlent ici, précieuses, entre esquisses et désirs, livrant un peu de leur histoire… Comme un retour à leurs sources et une invitation à de futurs voyages…

http://www.noot.fr

 

 

MODE : Fauve pour Noot bijoux par Tania Petit

Kees Van Dongen, happé par Montparnasse, ses fêtes et ses femmes, disait...

"L'essentiel c'est d'allonger les femmes. Après cela, il ne reste plus qu'à grossir leurs bijoux, elles sont ravies. Voici des tableaux, une femme qui passe, de la musique, des fleurs, des couleurs, du vert qui est l'optimisme qui guérit, du bleu qui est la lumière du repos, du jaune royal, quelques couleurs d'oubli et toutes les couleurs de la vie"

http://www.noot.fr

 

 

PORTRAIT : Marisa Berenson pour Ninja magazine

Photo 1

- Marisa Berenson, Actrice

J’avais à peu près 13 ans quand j’ai découvert Marisa Berenson, sa beauté rayonnante, son mystère, combien elle me fascinait… Quand je l’ai vue, j’ai vu la plus belle femme du monde, j’avais trouvé mon icône. La première fois, c’était dans Barry Lyndon de Stanley Kubrick, je me souviens de la seconde fois aussi, comme un coup de grâce, parce que c’est tout ce qu’elle est, la grâce, et c’était dans Mort à Venise de Luchino Visconti. Sa douce et magnétique présence m’a toujours accompagnée depuis, comme quand je suis arrivée, plus tard, à Paris pour mes études d’Art… Travaillant sur l’oeuvre d’Andy Warhol elle m’apparaît, elle était sa muse, puis Picasso, Dali, Giacometti, Cocteau, elle est là, encore et encore, souriante. Plus tard, débutant ma carrière dans la mode comme styliste photo, à nouveau elle n’est pas loin, petite fille de la grande Elsa Schiaparelli, Marisa me sourit toujours. Puis sa présence, avec la vie qui file, s’est peu à peu estompée, elle était là, pas très loin discrètement, tout comme elle, discrète Marisa… Enfin, un jour de 2011, je reçois un appel de Pierre Cialdella, fondateur et directeur artistique de Ninja magazine, me demandant si je serai disponible pour une prise de vue, quelque chose de spécial… Curieuse et enthousiaste je l’interroge, sa réponse m’a foudroyée, il me demandait si je connaissais Marisa Berenson et si je souhaitais faire son portrait ! Et c’est ainsi qu’elle m’est revenue, ou, plus exactement que je suis revenue à elle, belle, douce, discrète et délicate, précieuse icône… Marisa Berenson croit aux anges, et je commence à croire, qu’à sa façon elle a été un ange pour moi !

Photo 2

- Pierre Cialdella, Ninja magazine, DA - Henri Maus

Photo 3

- Marisa Berenson - Pierre Cialdella - Henri Maus - Marina Primorac - Céline Dagois

http://issuu.com/ninjamag/docs/ninja18

 

 

PORTRAIT : Souviens toi Biribi

"Biribi a été vécu. Ce n'est pas un habit d'Arlequin, c'est une casaque de forçat-sans doublure. Mon héros l'a endossée, cette casaque, et elle s'est collée à sa peau. Elle est devenue sa peau même."

- Préface de "Biribi, discipline militaire", Georges Darien

"Les tatouages furent la grande affaire de Biribi, où tous les hommes ou presque étaient  « bleus ». C’est dans les bagnes d’Afrique qu’ils livrent, en dépit de l’interdiction, leur corps à l’aiguille du tatoueur. Les corps tatoués des disciplinaires fournissent un immense récit de soi, récit sur soi, qui composa un temps une gigantesque archive vivante. Pour tous ces hommes qui « n’avaient d’existence que dans l’épaisseur de leur corps », les tatouages constituent le seul témoignage possible, une sorte de « degré zéro de l’autobiographie ». Un message à la signification ambiguë, à la fois marque de fierté pour celui qui a enduré et qui arbore la « bouzille », et stigmate d’infamie, indélébile. Des signes qui peinent à composer une histoire, qui disent la difficulté de la parole, mais un récit tout de même, récit maudit a l’image de l’expérience de Biribi.

Faute d’aiguille ou de rasoir, on travaille au poinçon, à l’éclat de bois, à l’épine de cactus ou au morceau de boite de conserve affûté, au risque de l'infection purulente. Tout peut servir de pigment : charbon, suie récupérée au fond de la marmite, éclats de tuile pour le rouge, d’ardoise pilée pour le bleu. Le motif dominant est sans conteste d’ordre érotique. Un large massif, moins homogène, est constitué de références au destin tragique des hommes de Biribi, mais se réduit le plus souvent à de simples inscriptions qui attestent de l’expérience, parfois même seulement une date, celle de l’arrivée au corps ou du passage en conseil de guerre. L’inscription, parfois, se double d’un message plus fort, qui dénonce l’oppression du système. Mais elle renvoie plus souvent encore à la fatalité d’un cycle les bagnes coloniaux de l’armée française du malheur. De nombreux tatouages, échappent à toute signification trop ciblée, le motif, souvent imposé par le tatoueur, n’avait pas nécessairement de signification précise pour le tatoué. C’est moins le motif que la pratique et l’existence du tatouage qui constituent la marque de Biribi. Il est d’abord, en raison de son interdiction, la claire affirmation de la liberté de l'homme puni, tracé dans la peau par un autre détenu, il est une première forme d’intégration dans cette nouvelle société. A fleur de peau, il dit cette culture du corps, du muscle qui travaille tant les hommes. Ses formes brèves, suffisent, dans leur pauvreté, à exprimer toute l'expérience de Biribi, la souffrance, la haine. Elles sont la mémoire vive, le résumé brutal et indélébile d’une séquence tragique inscrite pour la vie au plus profond de la chair. A celui qui n’a plus rien, « il reste sa peau, et sa peau il va en faire un drapeau ». Mais le tatouage dit aussi la force, le courage, la résistance. Car le tatouage, dans les conditions où il est réalisé, est douloureux et dangereux. En être recouvert signale l'Homme, le dur. Mais l'accumulation de tatouages dit plus encore. Celui qui en est recouvert, le torse, les membres et surtout Ie visage, sait qu’il est condamné à vivre en marge de la société. Le terme de « bouzille » prend ici tout son sens. En se défigurant, en se mettant ainsi volontairement hors du monde social, ces hommes prennent leur part de liberté. 

Anémiés, meurtris, « maquillés », «bouzillés », les corps des hommes de Biribi disent dans leur propre langage la douleur et la souffrance que constitue l’expérience africaine. « C’est le bagne qui entre en moi : Je ne pourrai bientôt plus cacher que je suis allé a Biribi… » (P.Perret, A Biribi, p.75).

Extrait de “Biribi, les bagnes coloniaux de l’armée française” - Dominique Kalifa. 

 

 

PHOTOS D'INTERIEUR : Le Cabinet de curiosités

“Très prisés au XVIIIe siècle, les cabinets de curiosités reviennent au goût du jour. Les contemporains reprennent les codes classiques du genre, tout en y adjoignant arts religieux, populaire, brut ou d'avant-garde, instruments scientifiques, vanités… Le bizarre se dispute au sublime, le bibelot exotique au chef-d'oeuvre. Le cabinet d'aujourd'hui reconstitue des mondes lointains ou fantasmés mais, à la différence de ses prédécesseurs, exprime aussi une intimité ou une quête intérieure qui en fait l'originalité.”

Les nouveaux cabinets de curiosités - Emmanuel Pierrat

 

 

PORTRAIT : Pierre Cialdella, Ninja magazine et Sandrine Bisognin, Chic Art Fair

Photo 1

- Pierre Cialdella, Ninja magazine, DA

Ninja magazine est un luxueux bimestriel réalisé par Pierre Cialdella. Son but est de proposer une alternative au panorama culturel international. Ninja mag. est un recueil de portraits photographiques d’artistes au sens large. Il révèle dans chaque parution les repères indispensables aux professionnels des tendances, tout en positionnant l’image des artistes auprès du grand public.

http://piotr.re/index.html

http://www.piotr.re/ninja.html

Photo 2

- Pierre Cialdella, Ninja magazine, DA  - Sandrine Bisognin, Chic Art Fair, Fondatrice

CHIC Art Fair, enrichie d’une section Photo et de nombreux événements in situ et hors de la Cité de la Mode et du Design, s’est imposée comme un événement majeur incontournable de la Semaine de l\'Art contemporain, riche en découvertes. 

Photo 3

- Sandrine Bisognin, Chic Art Fair, Fondatrice

 

 

PORTRAIT : Comme un Van Oost

S’il est une évidence, c’est bien celle que la photographie tire ses fondamentaux de la peinture, et plus encore de la peinture classique lorsqu’il s’agit de portrait. Les grands maîtres ont en leurs temps établi toutes les règles d’or nécessaires à la fabrication d’une image, qu’il s’agisse de cadrage, de composition, de lumière, une simple promenade dans les galeries du Louvre en atteste. S’inspirer du tableau d’un maître baroque flamand XVII ème siècle est donc un exercice des plus enrichissant autant qu’un retour aux sources. Ce portrait est un travail “à la manière de…” où il s’agit non pas de reproduire, mais de comprendre la facture d’une oeuvre afin de créer une image qui reprenne ses codes. C’est à partir de l’observation du “Portrait d’un jeune homme” (vers 1640/1645) de Jacob Van Oost Le Vieux, que j’ai réalisé cette prise de vue.

http://www.culture.gouv.fr/public/peinture/JacobVanOost

 

 

NATURE MORTE : Catharsis

du grec - καθαρός - katharos : propre, pur, se traduit par purification, purgation dans La Poétique d’Aristote.

La catharsis est l’une des fonctions de la tragédie selon Aristote. Il s’agit de libérer les spectateurs de leurs passions en les exprimant symboliquement. L’idée est que le spectacle tragique opère, chez le spectateur, une purification des passions. La catharsis peut se comprendre, à l’instar du rêve, comme un accomplissement des désirs, ou un exorcisme des craintes.

http://www.etudes-litteraires.com/figures-de-style/catharsis

Direction Artistique : Anaïs Eléonore Viaud

http://latheoriedebikistudio.daportfolio.com

http://bikinitheorie.blogspot.fr

http://blogbizar.blogspot.fr

 

 

 

PORTRAIT : Des hommes et leurs arts 

Photos 1 & 2 - Tobias Elijah Morgan - Cineaste et Photographe

Tobias Elijah Morgan est un réalisateur de cinéma. Il est le fondateur et producteur du MUBI Garage, un site internet de projection de film indépendant et vidéo à la demande pour les cinéastes émergents. Il a également fondé et dirigé Ciné International Foundation, organisation de lutte pour les droits de l'homme dans le domaine de la cinématographie. Parallèlement il est aussi un musicien et photographe de talent.

http://nowekino.com

http://photr.tumblr.com

Photos 3 & 4 - Bertrand - DJ Sweet aka Boris

Après ses premiers montages sonores sur bande magnétique et ses premières K7mixées, DJ Sweet découvre le mix sur platines vinyles fin des années 80. Parcourant la scène électro naissante et les premières raves parisiennes, il se retrouve à la croisée de toutes les musiques électroniques du début des années 90, fréquentant aussi bien les Sound System Reggae que les Fêtes Trance, les Soirées Jungle ou les House Party, le seul maitre mot : la qualité des sons et des ambiances. C'est donc tout naturellement qu'il commence à organiser des soirées dans divers endroits de la capitale. Il mixe dès lors dans la plupart des clubs parisiens (Rex Club, Queen, Batofar, Nouveau Casino etc.) ou il distille un son groovy, deep et mental qui invite les auditeurs à un voyage sonore. Sa devise: "Free your mind and your ass will follow”. Il rencontre ensuite le label Pro-Zak Trax et mixe dans les soirées et évènements qu'ils organisent sur la scène parisienne. Parallèlement il sonorise des défilés de mode et événements (Kenzo, Volkswagen, Diesel etc), fait de l'illustration sonore et réalise des compilations musicales pour des marques (Marlboro Classics par exemple). En 2010 il rejoint le groupe QUE PASA, apporte sa touche électro, sa vision artistique et crée le personnage de Boris. 

http://professoroz.com/quepasa

https://www.facebook.com/que.pasa

Photos 5 & 6 - Gleb Kosorukov-Photographe

Gleb Kosorukov est né dans une ville close, un centre scientifique secret dédié à la recherche nucléaire stratégique dans l’Oural en Russie. Après avoir terminé ses études de physique nucléaire à l’Université de Moscou, il travaille comme reporter pour The New York Times et The Guardian, couvrant la période de transition en Russie. En 2000 il s’installe à Paris où il rédige des éditos de mode pour des revues telles qu’ID Magazine et Vogue Russie, entres autres. Depuis 2011 il se dédie entièrement à des projets d’art numérique et documentaire.

http://www.glebkosorukov.com

 

 

NATURE MORTE : Masques Africains de Calixte Dakpogan & Romuald Hazoumé

African Stories - Marrakech Art Fair - Collection André Magnin - Catalogue d’exposition

“En voyageant en Afrique, j’ai pris conscience de la pluralité des cultures. Quelles que soient leur provenance, les oeuvres peuvent être lisibles et compréhensibles partout et par tous, même si elles comportent des signes ou des indices propre à une culture, à des croyances, à un contexte et à une histoire spécifique. Les artistes s’appuient sur ce qu’ils savent de leur propre existence. Et ce qu’un artiste a de plus proche, c’est son environnement immédiat. Il ne peut ignorer ce qu’il sait. Plus qu’être africain c’est être un artiste du monde, mobile, bien au fait des nouvelles technologies qui ont, ces dernières années, réduit les distances entre les pays et les hommes.” 

André Magnin 

Commissaire d’exposition indépendant, André Magnin commence ses recherches sur l’art contemporain dans les cultures non-occidentales à partir de 1986, particulièrement en Afrique Noire pour l’exposition Magiciens de la Terre présentée au Centre Georges Pompidou et à la Grande Halle de la Villette, dont il fut commissaire adjoint. 

A partir de 1989, il constitue l’emblématique Pigozzi Collection qu’il a dirigé pendant vingt ans. Il organise alors de nombreuses expositions monographiques et collectives dans des musées, centres d’art et fondations du monde entier : Out of Africa (Saatchi Gallery, Londres), African Art Now (Museum of Fine Arts, Houston), Arts of Africa (Grimaldi Forum, Monaco), 100% Africa (Guggenheim, Bilbao), Why Africa? (Pinacoteca Giovanni e Marella Agnelli), World Envisioned – Bruly Bouabré et Alighiero Boetti (Dia Center for the Arts à New-York en 1994-1995 et à l’American Center à Paris en 1995-1996), Africa? Una nuova storia (Complesso del Vittoriano, Rome), African Stories (Marrakech). Il a également été commissaire des expositions Bodys Isek Kingelez (1995), Coïncidences (Jeune scène artistique française - 1997), J’aime Chéri Samba (2004) et Histoires de voir (2012) pour la Fondation Cartier. 

André Magnin a également contribué à la reconnaissance des photographes Seydou Keïta, Malick Sidibé et J.D. ‘Okhai Ojeikere en réalisant leurs premières expositions à la Fondation Cartier pour l’art contemporain en 1994 et 1995 et en publiant leurs monographies aux Editions Scalo. 

http://www.magnin-a.com

 

 

PHOTOS D’EXTERIEUR : Les bois d’Arribama

Le chemin des Espuges en prenant de la hauteur, nous promène à travers le bois d'Arribama jusqu'à l'hôtellerie du cirque, on y croise un torrent, des ruisseaux, l’eau y est vive et pure, d’une lumineuse clarté… Puis c’est un sentier qui s’enfonce dans la forêt, qui serpente parmi arbres, sapins majestueux, myrtilles, bruyères, iris, et mille autres espèces d’une flore généreuse et parfumée, où toutes les nuances de verts enchantent autant le coeur que l’esprit.

 

 

 

PORTRAIT CORPORATE : Christine

C’est par une belle journée ensoleillée que j’ai photographié Christine et ce soleil là c’était elle aussi ! Elle avait besoin d’un portrait pour un dossier de candidature et pour sa communication personnelle, les images qui sont nées de cette séance ont dépassé nos attentes. Pour présenter Christine dont le métier est coach, consultante et formatrice auprès des professionnels du tourisme, il fallait que je photographie l’entrepreneur qu’elle est certes, mais aussi que je montre combien elle est une belle personne et une personne de confiance, et enfin que l’image parle aussi de l’univers dans lequel elle professe. C’est ainsi que nous avons installé ce généreux fauteuil en cuir dans le jardin à l’ombre des arbres, avec la verdure pour arrière plan, et, assise là, elle a pu m’offrir toute la douceur et la force de son regard.

 

 

 

REPORTAGE : Roulez jeunesse

A première vue, fugace, on ne saurait affirmer s’il s’agit là de voyageurs, ou de danseurs émérites ces garçons et ces filles, qui passent, qui roulent, qui glissent… Parfois à toute vitesse, parfois s’envolant, et parfois encore dessinant de leurs corps ces figures improbables et pourtant pleines d’une poésie tout aussi urbaine que cet environnement qui leur est autant naturel. S’ils vont vite ce n’est pas pour défier le temps, c’est pour l’ivresse, sentir l’air qui devient vent et caresse leurs jambes. S’ils s’envolent ce n’est pas pour partir loin, vers quelque destination paradisiaque, non, leur paradis il est là, au bout de leurs pieds et cette faculté qu’ils ont de défier la gravité juste par leurs sauts… Et quand ils glissent et sautent de rampes en marches, d’esplanades en murets, c’est bien plus que de simples acrobaties, c’est là une surprenante chorégraphie, maîtrisée, qui se dessine, nette, précise, audacieuse. Chaque élément de la rue, le moindre accident de bîtume, ce que les marcheurs ne voient plus ou pensent être obstacle, est pour eux opportunité, défi, ou amusement ! Aventures du quotidien sur macadam, c’est une harmonie urbaine qui se créé entre ceux là et la ville, une partition interprétée à quatre roues sur l’asphalte.  Skaters, Roller-bladers, ces êtres là sont d’admirables explorateurs, de la cité et ses dédales, des aptitudes de leurs corps, ou des lois de la physique et de la gravité… Face à tout cela ils n’ont qu’une posture, une attitude téméraire et ludique, celle de repousser les limites et en jouer.

 

 

 

REPORTAGE : Au Feu de la Saint Jean

Au feu de la Saint Jean on célèbre un solstice, celui du début de l’été… Dès la veille, chacun rassemble d'énormes fagots de bois, en choisissant de préférence des espèces qui brûlent de façon spectaculaire tels que les résineux qui crépitent et distribuent leurs étincelles, mais aussi des branchages d'oliviers et de lauriers. Des centaines de fagots venus de notre terroir ont donné le jour à un rayon de lumière sang et or. D'un village à l'autre, les feux de la Saint Jean se donnent la main. Tout le monde entre dans cette ronde, profondément humaine, à l'image de nos espoirs et de nos rêves. Fête de l’âme, elle met en valeur toute la vie d’un peuple attaché à sa terre, à ses traditions ancestrales, à sa langue et à son histoire. Etre sur le passage de la flamme, l’attendre, l’accueillir, la transmettre, c’est faire acte de foi en l’avenir de notre jeunesse. Faire partie d'un tout, animé de la même  ferveur, agir en harmonie et se sentir réuni par la force de la flamme, voilà le sens fraternel de la chaîne des Feux de la Saint-Jean, chaîne légère qui nous relie au passé et nous prolonge dans l'avenir.

D’après des extraits “D’un village à l’autre, les feux de la Saint Jean”

 

 

 

PHOTOS D’INTERIEUR : Nocturne café 

Il raconte qu'il est venu à Paris trois jours, qu'il n'est pas reparti. Il a demandé à un garçon de café combien de temps on attendait une femme à Paris, la réponse l'a séduit : Parfois une heure, parfois toute une vie. 

Vole, vole papillon - Virginie Reisz

 

 

 

PHOTOS D'INTERIEUR : Le Charbon Rouge - Restaurant à viandes d’exception - Paris 75008

Décoration et architecture d’intérieur, créations originales de Pierre Ferrari.

http://pierreferrari.tumblr.com

http://www.charbonrouge.com